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Nos étudiants ESJC publient …

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Abdessamad Benchrif, invité de l’ESJC … L’urgence d’une chaîne publique d’information en continu

Au vu des transitions politique et économique que connaît le Maroc, notamment depuis la révision de la Constitution en 2011, le débat sur la transition médiatique est d’une nécessité capitale. Abdessamad Bencherif a été, jeudi 22 février, l’invité de l’Ecole Supérieure de Journalisme et de Communication (ESJC) pour en parler lors de la conférence modérée par Abdelouahab Errami, expert en développement des capacités journalistiques.
Introduisant cette thématique, Abdessamad Bencherif rappelle brièvement l’histoire du champ médiatique au Maroc. Un passé certes chargé de difficultés dans la mesure où la production journalistique était limitée par un cadre teinté de censure, mais où les médias prenaient au sérieux leur rôle de contrôle des politiques et du travail gouvernemental. Puis, en précurseur parmi les pays arabes, le Maroc crée la première chaîne de télévision privée. Les partis politiques par la pluralité de leurs crédos, donnent naissance à une presse plurielle. « L’intelligentsia et les partis politiques de l’époque ont construit le socle d’une presse qui se veut libre et indépendante », confie le journaliste.
Aujourd’hui, les moyens dont dispose la presse marocaine ont notablement évolué mais force est de constater l’absence d’une ligne éditoriale claire et un contenu de qualité sur nos chaînes télévisées. Car le constat est sans appel selon le dernier bilan de Marocmétrie et la CIAUMED en date de janvier 2018 : le journal télévisé de 2M (qui détient 35,4% de part d’audience) arrive en 9ème position des productions les plus regardées après les feuilletons turcs ou les émissions de divertissement, contre la 2ème position pour le journal télévisée d’Al Oula (détenant 9,2% de part d’audience).
Dès lors, il importe de se demander si ce que les Marocains regardent est le fruit de décisions politiques mûrement réfléchies, ou tout simplement le résultat d’attentes moins ambitieuses en termes de standards de consommation ou, pire encore, la conséquence logique de ce que nous savons et pouvons produire ?
A la tête d’Al Maghribiya, 5ème chaîne faisant partie du bouquet de la SNRT, l’ancien rédacteur en chef du journal télévisé de 2M, Abdessamad Bencherif est depuis 2014 porteur d’un projet ambitieux : créer la première chaîne marocaine d’information en continu. Cependant, le projet n’a pas encore vu le jour faute de moyens. « Créer une chaîne télévisée de qualité coûte cher », s’explique le journaliste, cela revient à rassembler toutes les conditions décentes et favorables à la production journalistique de qualité. Toujours motivé par sa passion pour l’information, Benchrif tient encore à ce projet.
« Aujourd’hui, la santé d’un pays se traduit naturellement par le contenu de ses chaînes d’information. », confie l’ancien présentateur-phare du JT de 2M, ajoutant que le Maroc aurait tout à gagner en ayant une chaîne publique d’information. Les dossiers concernant le Maroc sont nombreux, n’en citons que le Sahara et la lutte anti-terroriste. Apporter une couverture médiatique locale à ces dossiers par l’entremise d’une chaîne d’information en continu reste un enjeu stratégique pour l’image du pays au niveau national mais surtout à l’étranger. Il est temps, selon le conférencier, de produire sur le Maroc une information complète, solide et fiable afin de lutter contre les détracteurs qui tentent d’entacher l’image du royaume. Mais pour y arriver, les élus doivent en avoir pleinement conscience pour en faire, urgemment, un objectif à atteindre. Il est important, pour ce faire, qu’une relation dynamisante se construise entre le gouvernement et les médias.
La loi relative à la réforme du secteur audiovisuel au Maroc, traitant du rôle des médias dans l’édification démocratique, a été appréciée par tous les acteurs de la vie publique et a dessiné un nouvel élan d’espoir : celui d’une transition médiatique motivée par la qualité, la compétence et la diversité. Mais si cette restructuration est bel et bien écrite sur papier, son exécution est laissée à l’oubli. Ceci paraît inadmissible si l’on sait que 42,7% des Marocains préfèrent toujours se complaire devant des chaînes étrangères, se détournant ainsi des problèmes nationaux qui, par esprit de bonne citoyenneté, doivent les concerner au premier chef.

 

 

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Beaucoup de nos étudiants à l’ESJC produisent des articles et des contributions de rédactions dans différents supports médias et communication au Maroc.

Les étudiants de l’ESJC ont aussi leur propre journal web que vous pouvez visitez en cliquant sur le lien suivant :

esjc-info

Témoignages

“Nous avons eu durant notre cursus de produire et de publier dans différents supports, chacun selon ses compétences. Cette expérience est en soi un grand apprentissage qui nous permet de comprendre les différents métiers du journalisme et de la communication.”

           Etudiante ESJC, 2ème année


“Quand j’ai vu mon article paraître sur l’un des plus grands quotidien de la presse nationale, j’ai compris alors que j’ai fait le bon choix. L’ESJC m’a permis d’évoluer. De devenir un vrai professionnel depuis ma première année.”

Etudiant ESJC, 3ème année

 

مركز للخصوبة بالبيضاء

 

تنظيم وقت الدراسة من عوامل النجاح

 

LE CLUSTER SOLAIRE

Le changement: leitmotiv de la 4e édition du Forum de la Mer

À seulement quelques mois de la COP 22 qui aura lieu à Marrakech, le Forum de la Mer a choisi comme thématique « le climat et la mer ».

Forum-de-la-mer

Cet événement international, qui a eu lieu du 4 au 8 mai à El Jadida, avait pour objectif de sensibiliser les participants aux enjeux essentiels de la mer et à l’importance de sa préservation, mais surtout de les inciter au changement, à travers les différentes thématiques des ateliers.

Intervenants nationaux et internationaux étaient présents pour débattre et animer des conférences afin de partager leurs points de vue et des explications sur les questions en rapport avec les océans, mais surtout pour sensibiliser le grand public à la richesse et à la fragilité de l’environnement maritime. «La mer peut nous donner beaucoup de choses, à condition de respecter son ordre. Elle ne pardonne pas, elle est imprévisible et il faut mettre immédiatement sur pied un observatoire de la mer», a déclaré Miloud Loukili, professeur à l’université Mohamed V Rabat.

Entre conférences, événements artistiques, littéraires et l’archipel des enfants, la 4e édition s’est achevée ce dimanche. Une rencontre instructive et riche en enseignements qui a mis le point sur les questions de l’océan, longtemps absentes des débats sur le climat.

Zineb Alaoui

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