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nos étudiants publient ... : interview d'Alae Benanni, étudiant à l'ESJC qui publie "Essais vains" par deux de ses collègues étudiants en journalisme

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en savoir plus sur le livre d'Alae Benanni :
http://www.lisons.info/Essais-vains-livre-1354.php

http://www.lisons.info/Bennani-Alae-auteur-602.php

le site ou le livre est en vente :
http://www.lulu.com/content/3740977 
Journaliste et auteur, interview d'Alae BENNANI

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis né à Tanger. Je ne suis pas très sédentaire car j'ai pu me balader un peu partout dans le monde, que ce soit pour mes études ou pour de longues vacances; J'ai fait 2 années de classes préparatoirs HEC, qui m'ont permis de décrocher une école de commerce à Amiens. Là bas j’ai passé une année… A la suite d'une rhinite allergique et une aversion dramatique pour les études de commerce je retourne au Maroc pour laisser mes doigts parler...  

Cela fait combien de temps que vous avez commencé à écrire ?

Dès l'âge de 12 ans j’ai "fréquenté" Henri Bosco, Nietzsche, Baudelaire, Levi Strauss, Kafka, Boris Cyrulnic et tous les autres monstres de la littérature internationale mais ce n'est que vers l'âge de 14 ans que j'ai commencé à écrire.

L’écriture est pour vous un besoin ou juste une envie passagère ?

Je pensais que c'était une envie passagère, mais il s'est avéré que je ressentais l'envie d'écrire comme celle de boire, manger, rire... 

Votre livre est intitulé « Essais vains » pour quoi ce nom ?

C’est la question que j'attendais et c'est celle qu'on me pose le plus fréquemment. Alors après avoir achevé cet essai, je me suis relu et j'ai réalisé que ce que j'écrivais était mou, pas assez créatif voire même des fois enfantin... (C’est mon point de vu, ceci dit... [Rire]  L'essai est devenu vain lorsque j'ai entamé mon second livre, plus beau à mes yeux...  voilà. 

« Réticence » est le 1er essai que vous avez écrit. Pourquoi ce titre et pourquoi ce choix?

Je raconte brièvement comment j’ai eu pour la première fois cette envie d’écrire. C’était marrant, je rentre du nord pour m’installer à Casablanca, je m’allonge et la première chose qui touche mes mains, c’un un agenda complètement vide. Je voulais le remplir carrément, et je pense que c’est fait…   Réticence, c’est cela le mot juste. A chaque fois je me disais, non ce n’est pas le moment, et ce jour là j’ai commencé sans hésitation.   

Cela vous a pris combien de temps pour écrire ce livre ?

Ça ma pris deux bonnes années pour écrire l'essai. J’ai eu quelques arrêts involontaires mais l’envie d’écrire me prenait aussitôt. 

Si on parlait un peu du contenu du livre, y a-t-il un message particulier que vous voulez passer à vos lecteurs ?

Je leur demanderais de le lire sous mon propre angle, c'est à dire un jeune qui a dévoré plusieurs livres et qui a voulu en faire une petite synthèse maladroite certes mais très influencée par Nietzsche, la personne qui m'a enseigné le pessimisme; mot clé du livre.  

En lisant votre livre, on rencontre beaucoup de mots difficiles et peu utilisés dans la langue française, un style ? Ou une exposition de vos connaissances linguistiques ?

[Rire] C'est un peu les deux si vous voulez. Mon style est d'une part un terrain de mots bien choisis, je conçois que chaque mot s'utilise selon la puissance de son sens. D'autre part c'est aussi une exposition de mes connaissances linguistiques, quand on apprend un nouveau mot on est tellement excité pour trouver une occasion de l'utiliser...D'autant plus, chaque mot qu'on ne connait pas, est un mot qu'on connaitra.  

« Penser : un onanisme douloureux et sans éjaculation - aujourd’hui. » Une phrase assez spéciale, pouvez vous l’expliquer d’une façon plus simple ?

C'est une phrase que j'ai reçu dans mon esprit lors d'un voyage. Je trouve que le fait de penser est l'activité la plus dure que peux exercer un être humain. C'est emblématique surtout lorsqu’on procède à un acheminement d'idées qui nous mène à rien. J'ai écris plus tard dans mon second livre que « dans l'amour il suffit de penser pour penser faux », mais ca c'est une autre histoire...

Avez-vous rencontré des difficultés en écrivant votre livre ?

Oui, c'est non seulement le souci de la page blanche mais des fois même l'impossibilité de faire parler ce qu'on ressent. Il m'arrivait des fois d'écrire juste pour écrire par simple nécessité et par la suite j'ai du déchirer des dizaines de feuilles. A refaire!

Le problème le plus répondu chez les jeunes écrivains, est de trouver un éditeur, comment c’était pour vous ?

Au tout début de mes écrits l'idée de l'éditeur me démotivait car il est effectivement difficile d'en trouver. Mais par la suite, j'ai rencontré de jeunes écrivains français avec qui j'ai fais connaissance et qui m'ont proposé leur éditeurs. J'ai du alors écrire avec plus de motivation car je savais que mon livre serai publiable finalement

Vous avez écrit votre livre quand vous étiez en France, c’était plus inspirant que dans votre pays d’origine ?

L'essai je l'ai commencé au Maroc, mais comme vous dite, la plus grande partie est écrite en France. Le lieu a peu être jouer son rôle mais pour moi l'inspiration concerne un état d'esprit et non pas un lieu déterminé 

Quels sont vos futurs projets dans le domaine de la littérature ? 

Je suis déjà à la moitié d’une autobiographie. Je fais une petite pause pour l'instant, j'écris un roman. 

Une autobiographie  à 22 ans c'est un peu prématuré vous ne trouvez pas?

C'est ce qu'on me dit souvent. Je réponds que j'écris juste pour me souvenir plus tard, de mon enfance et de quelques détails; je ne compte pas la publier maintenant, j'ai même eu l'idée dernièrement de l'écrire à l'impersonnel au lieu d'utiliser des "Je " à tort et à travers... 

Votre langue maternelle est l’arabe, vous ne comptez pas faire quelques essais en cette langue ?

Malheureusement je ne la maitrise pas parfaitement. J'aimerais bien en écrire puisque l'inspiration me dicte parfois des idées en arabe... J'en écrirais bien un essai, pourquoi pas. Par contre, j'ai un père qui ne maitrise pas beaucoup le français, je suis entrain de lui faire traduire mon essai. 

Pourquoi avez vous choisi de présenter vos opinions dans cet essai ?

Quand on partage nos opinions on peut facilement savoir ce qui relève du faux et ce qui relève du vrai. On peut également apprendre ce qu’aime les lecteurs lire dans un livre et ce qu’ils n’aiment pas lire.  

Avez-vous des fans ?

Oui certainement. C’est souvent mes amis qui se trouvent les premiers à lire ce que j’écris. J’ai même des amis intimes qui ont pu lire des passages avant même que le livre ne soit publié.  

Encore concernant l’inspiration. Quand est ce qu’elle vous « hante » ?

Je passe ma journée à observer les gens, leurs comportements ainsi que leurs réactions face aux circonstances de la vie. La nuit je suis plutôt noctambule, j’écris. C’est, si vous voulez, une petite synthèse de mes constats et mes points de vue sur la société et la manière avec laquelle elle vit. Ca s’approche de la sociologie.  

 

Interview réalisé par: Ayoub Lahrache et Lamia Belmeki, étudiants en journalisme à l’ESJC:

Lamia Belmekki est originaire de Casablanca, après une tentative d'études de commerce (pour faire plaisir à ses parents ?), elle se consacre enfin à sa passion par le biais de l'ESJC, le journalisme, notamment les reportages et la culture, en bonne fille de libraire !

Ayoub Lahrache, également originaire de Casablanca, après s'être essayé aux études d'économie, s'est orienté vers l'ESJC pour devenir journaliste politique. Ayoub est également passionné d'information sur Internet et contribue à la bonne tenue du site de l'école.

 
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