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ESJC Casablanca Les étudiants rencontrent Fadela Amara

ESJC Casablanca Les étudiants rencontrent Fadela Amara

Une occasion pour débattre du parcours de la secrétaire d’Etat . Droit des femmes, banlieues, exclusion… les thèmes abordés. Cette semaine, 10 élèves de l’ESJ à Casablanca UNE expérience inoubliable. C’est ainsi que les étudiants de l’Ecole de journalisme et de communication (ESJC) de Casablanca ont qualifié leur rencontre avec Fadéla Amara, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville et fondatrice de l’association «Ni putes, ni soumises», jeudi 29 avril à l’Ecole de journalisme (ESJ) de Paris. Une femme au parcours hors du commun et qui a su imposer son style politique. Cette réunion était programmée en marge du cadre du stage intensif dans l’audiovisuel concocté par le groupe Eco-Médias du 18 au 25 avril à l’ESJ-Paris.La secrétaire d’Etat s’est entretenue avec les étudiants marocains sur son parcours et sur les grands volets qui constituent son programme au sein du gouvernement. Les questions de ces apprentis journalistes ont tourné essentiellement autour des liens culturels et économiques qui unissent la diaspora maghrébine avec la France, ainsi que des projets de la secrétaire d’Etat, notamment ceux concernant les valeurs qu’elle défend depuis 1983. «Mon combat consiste à éradiquer le fléau de l’exclusion ressentie dans les banlieues et qui entraine une véritable fracture de la société française» explique Fadéla Amara. Elle se dit à la fois proche des Français et concernée par les attentes des étrangers établis dans les banlieues. Elle se revendique d’ailleurs elle-même comme une arabe, une kabyle, une musulmane, une algérienne, une française, une républicaine et surtout une militante des droits des femmes. C’est aussi une travailleuse acharnée. «Lorsqu’un combat me passionne, je vais jusqu’au bout, surtout lorsque celui-ci est relatif à l’oppression des femmes, la question du voile ou lorsqu’il concerne certains débats comme celui sur le test ADN en tant que moyen pour installer le rapprochement familial », indique la secrétaire d’Etat. Enfin, elle se dit « très contente » des échanges menés entre les deux écoles de journalisme de Paris et de Casablanca. Le stage a concerné plusieurs ateliers de télévision à travers lesquels les futurs journalistes ont cumulé une formation de 40 heures autour des techniques d’utilisation des caméras, du montage, du tournage extérieur, ainsi que les moyens pour mettre en place des commentaires sur image.Dès la première semaine de mai, l’ESJC Casablanca accueillera à son tour un groupe de 10 élèves français préparant un master de journalistes reporters d’image à l’ESJ de Paris.

De notre correspondant à Paris, Mohamed Mounadi